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Le 5 Décembre 2014:
L'éthique et la déontologie de la protection animale
                                      à travers le monde



Le 10 Novembre 2014: Les empeureurs Romains et les jeux du cirque

Le 16 Novembre 2014:  Quest-ce que la zoophilie?

Le 21 Novembre  2014: Réflexion sur la protection aniamle






Article mis en ligne le 5 Décembre 2014



 







Article mis en ligne le 10  Novembre 2014


gladiateur

LES EMPEUREURS ROMAINS ET LES JEUX DU CIRQUE

 

 L’aspect le moins connu de l’empire Romain est l’importance du commerce animalier avec l’Afrique , l’Asie et le massacre écologique qui en découle. Sénéque disait que la faiblesse des hommes était d’aimer par-dessus tous les loisirs sauf les philosophes. On dirait à notre époque qu’il y a des hommes  qui consomment le pré-cuit, le pré-mâché, le fast…tout plein de choses et ceux qui pensent réfléchissent agissent. Je ne sais plus trop à quel niveau se situe l’homo sapiens du le XXI ème siècle ! Mais ce que je savais encore moins c’est le pouvoir que les empereurs romains et ce que les romains  ambitieux et célèbres avaient retiré des animaux. A chaque fois cela me renvoie à la notion du pouvoir que l’homme croit détenir sur la nature et l’animal. Alors que cette leçon d’histoire nous prouve le contraire. C’étaient les jeux du cirque qui influaient sur le destin des empereurs pas l’inverse. « Panem et circenses «  qu’on leur donne du pain et des jeux disaient-ils au peuple. Les jeux donnés étaient le seul moyen que le peuple avait de mesurer la puissance de son empereur et de Rome et de vérifier que l’empire s’agrandissait  bien ; Les empereurs répugnaient à militariser, à policer le peuple, les jeux servaient donc d’exutoire aux pulsions agressives et resserraient les liens du groupe. L’agressivité se jouait  sur la scène et pas dans les gradins ni dans les rues. A cette  époque les soulèvements du peuple étaient nombreux, pour éviter toute révolution les romains y compris les esclaves étaient très bien nourris ; les aliments  étaient variés et équilibrés et les jeux sanguinaires évitaient les révoltes. Parfait équilibre politique !!!

 

Les jeux étaient grandioses, ils duraient plusieurs jours de quoi bien enivrer les foules qui repartaient dans leur foyer défoulées et rassurées par le fait que Aquarelle lion sur un fond brun Banque d'images - 29688151le peuple était fort, soudé autour de son souverain. L’empereur et sa famille à Rome se devaient d’assister à tous les jeux, ils occupaient la première rangée des gradins. Rome est le lien emblématique de cette puissance. L’empereur doit montrer son pouvoir au peuple. Ensuite les places sur les gradins étaient savamment choisies. On pouvait percevoir l’ascension ou le déclin de tel ou tel en visualisant la place qu’il occupait. Ainsi le peuple avait le détail des puissants de Rome et   de l’empire en un tour de piste. Imaginez à notre époque le Président de la République offrant sur ses deniers perso un remake des olympiades et s’entourant des plus grandes familles de France tout le monde exultant d’un cri commun pour apprécier les combats, les mises à mort etc… Fou n’est-ce pas ? Pendant ce temps le peuple achète des olives, des noix et des fruits de mer.

 

On peut dire qu’à l’époque le pouvoir coûtait cher à celui qui le possédait. Notre démocratie républicaine coûte bien moins cher à ses dirigeants!  J’ignore s’il faut s’en louer ou pas !

 

Savez-vous qui peuplait le haut des gradins et des amphithéâtres. Les femmes naturellement, près des nuages, mes belles, comme d’habitude !

 

Psychologiquement ces jeux étaient très importants car ils véhiculaient le mythe d’Hercule, l’identification au héros, ces esclaves, ces gladiateurs qui combattaient entre eux et qui combattaient des bêtes féroces véhiculaient une image de virilité, de guerrier courageux et brave. Excellent pour les jeunes garçons comme modèle identificatoire. Ils avaient là le modèle de ce que devait devenir le jeune Romain : un garçon fort, ambitieux et courageux, sans peur. Un garçon qui serait récompensé par l’empereur, admiré par tout le peuple s’il possédait ces valeurs.

Mais les jeux du cirque ne servaient pas qu’à cela, ils servaient aussi à l’exécution des criminels. En effet pour les Romains un criminel était bestial, il n’avait plus rien d’humain. Le peuple trouvait donc tout à fait naturel et juste qu’il soit exécuté dans l’arène par les bêtes. Certes c’est cruel, plus ou moins que les snuffmovies ou le hard corps à votre avis ?

Ces pratiques n’étaient  pas incompatibles avec la morale et la vertu, c’était juste. Des milliers de criminels furent ainsi exécutés : hommes et femmes étaient attachés sur des poteaux attaqués dévorés et massacrés par des fauves. Ces exécutions étaient publiques et approuvées par tous. Les jeux servaient aussi à rendre la justice. Et cela pouvait servir d’exemple pour limiter, ou tenter de le faire,  la criminalité. Le spectacle terrifiant de ce châtiment considéré par tous comme le plus humiliant était tellement aux antipodes du faste, de la démonstration du pouvoir et de la richesse.  C’est comme  si de façon très manichéenne les symboles parlaient au psychisme en ce sens : ou tu épouses les valeurs de Rome et tu seras respecté, admiré, puissant ou tu ne seras rien d’autre que de la viande à massacrer. Nul doute le conditionnement psychologique est excellent et efficace, même si on est très choqué par la primarité dont il fait preuve.

 

Enfin les jeux ont servi à la pax Romana : la pacification de la Méditerranée la paix des mers : l’empire romain borde l’ensemble du bassin méditerranéen et ceci est très important.   Cette phrase a toujours raisonné dans ma tête avec un malaise que je comprenais mal : « Carthago delenda est » Carthage doit être détruite, Carthage capitale de l’empire Berbère à l’époque fût intégralement détruite. Beaucoup de ces berbères sont devenus es légionnaires, des  chasseurs spécialisés pour la captures des animaux sauvages. Rome a aussi utilisé des milliers d’esclaves pour ce faire. Ce que vous ignorez peut-être ce sont les chiffres de ces animaux capturés et massacrés.  Un des jeux les plus fastueux donné a fourni ce chiffre édifiant de 500 animaux d’Afrique massacrés en une journée. Les jeux les plus longs ont durés 100 jours et donnent le chiffre de 11000 animaux massacrés. Si l’on compte que la moitié des animaux mourraient en cours de transfert, on peut comprendre que le faste de Rome a créé un désastre écologique. Auguste a considéré que l’Egypte était son pays de prédilection pour la capture des animaux sauvages, il prélevait sans cesse les crocodiles et les hippopotames  du Nil. Cette capture d’animaux était considérée comme un excellent exercice permanent pour l’armée romaine. On peut imaginer le nombre d’hommes qu’il fallait pour transporter, nourrir ces animaux pendant le voyage. Un éléphant doit boire 200 litres d’eau par jour, manger 25 kg de fruits, 25kg de nourriture concentrée. Il est facile d’imaginer le coût et les efforts qu’il fallait pour amener 8  à 10 éléphants dans l’arène.

guepard-20Le rôle des dresseurs était capital. Il fallait dresser tigres, lions et léopards pour les combats et l’exécution des criminels. Il fallait donc les habituer à attaquer les hommes. Tout ceci se faisait en Afrique du Nord dans d’immenses entrepôts. Les animaux pouvaient parfois y séjourner une année durant, tant qu’ils n’étaient pas prêts pour le cirque. Les fauves étaient nourris de chair humaine. Le transport des animaux vers Rome devient alors une véritable industrie. Les fauves voyagent dans des caisses en bois et métal, aveugles pour ne pas les effrayer. On pouvait embarquer 4 à 5 éléphants par navire. Le nombre de naufrages qui ont été causés par des bêtes effrayées, apeurées, qui devenaient folles et pouvaient tout bousculer sur leur passage et déséquilibrer le navire ! Et c’est ainsi que pendant des siècles, des millions d’animaux ont débarqué à Ostie, et des millions d’hommes ont été chargés de maintenir ces animaux en vie pour qu’ils parviennent jusqu’à Rome. Il y avait avant des éléphants en Afrique du Nord, surtout en Lybie, les jeux du cirque les ont décimés, comme  Les hippopotames du Nil.

Autour de Rome, des vivariums ont été crées dans les campagnes pour parquer les animaux qui arrivaient. Cela leur permettait de récupérer après le voyage. Les empereurs possédaient leurs zoos privés. Ce genre de ZOO représentait un symbole social fort et coûteux. Les animaux rares étaient des cadeaux excessivement prisés. L’empereur récompensait ainsi de loyaux sujets.

 

Dans l’arène qui combat ? Certes, les esclaves et les prisonniers de guerre n’avaient vraiment pas le choix. Mais les plus prisés du peuple étaient les chasseurs professionnels. Les candidats se glorifient de leurs morsures et cicatrices, le plus célèbre d’entre eux a tué à lui seul 50 bêtes fauves en une journée. Les hommes qui affrontent des bêtes sont logés près du Colysée. Ils combattent avec un long épieu, ils possèdent des glaives et poignards courts pour achever les animaux blessés. Ils ont une protection minimale pour la tête et les jambes. Les femmes également peuvent combattre. Elles symbolisent pour les Romains Diane, la déesse de la chasse.

En Afrique du Nord les spectacles où on affronte les bêtes sont plus prisés que les combats de gladiateurs. Dès 6 heures du matin jusqu’à 50 000 personnes peuvent se diriger vers l’amphithéâtre.
A Rome tout le monde se rend aux jeux et veut voir l’empereur et sa famille. Ceci est très important pour les romains.  Mais Rome n’est pas le seul lieu des jeux. D’autres amphithéâtres se sont construits, des sénateurs puissants et célèbres font organiser d’autres jeux. Certains organisateurs deviennent plus célèbres que les sénateurs eux même. L’apogée d’un sénateur s’il fait organiser des jeux qui conviennent au  peuple est de devenir gouverneur d’Asie ou d’Afrique. Il faut pour les organisateurs de jeux faire montre d’imagination pour séduire le peuple : on verra un taureau enchaîné à un ours, un éléphant devant attaquer un lion. Entre temps les animaux les plus rares venus des contrées les plus lointaines sont présentés au peuple : rhinocéros, autruches, girafes, antilopes….
Le massacre a duré 700 ans, 700 années de prédation, de destruction. Au IV siècle il n’y a plus un lion en Afrique du Nord, plus un éléphant en Libye, plus d’hippopotames dans le Nil. Les animaux ont reculé pour se  protéger dans des contrées plus lointaines. L’empire de Rome s’est écroulé.
Heureusement les empires terrestres ne sont jamais éternels. Les hommes ont malheureusement toujours gardé  le goût des combats d’animaux : corrida, combats de chiens, de coqs. C’est un très bon exutoire aux pulsions agressives et un très bon ferment de cohésion sociale.

 Si c’est cela le prix à payer pour le pouvoir et le goût des loisirs désolée je choisirai le philosophe ne vous en déplaise, comme le disait Sénéque !

 

Marie-Aude ABANE

 

 

 

 

 Article mis en ligne le 16 Novembre 2014



Société 

 

  Qu’est-ce que la zoophilie ?

 

La zoophilie est classée dans le registre des perversions sexuelles. Ce sont les différentes relations sexuelles qu’un être humain peut avoir avec un animal.

Le Code Pénal ne l’interdisait pas. Les SPA pouvaient arguer de l’article 521-1 du Code Pénal ( acte de cruauté et sévices sur animaux). On peut trouver des peines de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour la sodomie d’un chien par exemple. La barbarie de tels actes dans ce 21ème siècle serait-elle presque du domaine de l’acceptable ? On retrouve la même argumentation perverse que pour la pédophilie : le zoophile « aime » sa victime comme le prétendent certains pédophiles. D’ailleurs certains avocats arrivent à obtenir la relaxe de leur client grâce à cette argumentation. L’horreur en ce qui concerne le droit au respect et à la dignité. Comment les hommes ne comprennent-ils pas qu’utiliser n’est pas aimer. Aimer c’est respecter l’autre. Le proverbe créole dont certains pédophiles s’abreuvent : « je n’élève pas un cochon pour que le voisin le mange » exprime bien ceci : je fais ce que je veux de mon bien je l’utilise selon mon bon vouloir. Mais ceci est tout sauf un acte d’amour et un acte civilisé.

Souvent pédophilie et zoophilie convergent. On trouve beaucoup de pratiques zoophiles chez les sado masochistes puisque le but est l’humiliation de l’autre. Donc obliger femmes et enfants à commettre des actes zoophiles font partie de ces perversions-là.

 

Le pervers vise son propre plaisir même, et surtout s’il est au détriment de l’autre. Et bien au pays des droits de l’homme, ces actes n’étaient pas considérés comme des actes criminels.

Le Fondation Brigitte Bardot semble s’être intéressée au problème et a écrit à M PERBEN Garde des Sceaux de l’époque. Certains députés se sont émus de cette lacune et le 27 novembre 2003 à l’Assemblée Nationale un projet a vu le jour proposé par Mr GUILLOTEAU député du Rhône. Il a proposé un amendement pour sanctionner «  les sévices de nature sexuelle commis envers un animal » : peine de 2 ans d’emprisonnement et/ou 30 000€  d’amende. Cet amendement a reçu l’aval du gouvernement et a été adopté par l’assemblée. Le texte a dû être examiné par les sénateurs le 21 Janvier 2004.

Pour notre part nous pensons qu’il faudrait une sanction plus sévère pour les dresseurs, ceux qui arrivent à coups de pattes cassées,  et de sévices à obtenir des chiens mâles qu’ils s’accouplent avec un humain. En effet, les lois biologiques sont strictes : aucun accouplement possible entre espèces différentes. La loi chromosomique est plus draconienne que la loi du bûcher (peine qui punissait encore au 18ème siècle la zoophilie). Les seuls cas connus c’est le cheval et l’âne et encore mulet et bardo sont stériles ! C’est dire le dressage fou que doivent subir ces pauvres animaux pour en arriver là.

Le chien n’est en rut que lorsque la femelle est en chaleur. Comme la majeure partie des mammifères, le stimulus sexuel est l’odeur (pas l’odeur du sexe, l’odeur hormonale) Les phérormones. Voilà pourquoi on peut faire cohabiter mâles et femelles ovariectomisées   sans jamais voir le comportement sexuel se  déclencher. Les chaleurs des femelles  ne sont là que pour la reproduction. La sexualité plaisir n’existe pas chez l’animal, seule la sexualité reproduction existe. L’homme est le seul mammifère à posséder la sexualité plaisir.

On voit donc à quel point les dresseurs perturbent la loi de la nature pour le plaisir de quelques détraqués.  

A la question la zoophilie est-elle très répandue ? Réponse oui ! Beaucoup plus que vous ne le croyez. Certaines sectes satanistes revendiquent ces pratiques zoophiles et pédophiles comme  la quintessence du pouvoir de l’homme sur Dieu.

 Quand on s’occupe de la protection animale on doit protéger la vie mais également la dignité des animaux. Et quand on est tout bonnement humain, on est obligé de s’élever contre de tels vices qui font honte à l’occident et à l’homme civilisé.

Je ne le dirais jamais assez : Messieurs et Mesdames les magistrats vous seuls pouvez  vous faire l’écho de telles horreurs en refusant la clémence que l’on trouve dans certains procès comme par exemple ce vieillard  qui avait adopté une chatte tricolore à la  SPA , et qui la faite mourir en la congelant vivante 3 heures durant. Il a eu 750 € d’amende et 1€ pour la SPA. Le tribunal ne lui a même pas retiré le droit définitif de posséder un animal.  La justice joue un rôle essentiel dans la protection animale. Si les peines encourues pour mauvais traitement et actes de cruauté envers un  animal étaient plus sévères, on pourrait éviter que l’être humain considère l’animal comme une poupée, voire comme une poupée gonflable.  L’homme a des devoirs vis-à-vis de l’animal, pas que des droits.

 

La S .P.A. de la Guadeloupe a récupéré lors d’une enquête pour maltraitance 3 chiennes : la mère et ses deux filles dans un état de maigreur indicible, couverte de milliers de tiques. En les lavant et en les brossant pour les enlever j’avais les deux mains et bras rouges sang jusqu’au coude. Je n’avais jamais vu cela. J’ai gardé celle qui était toute noire car je savais qu’on ne la placerait pas. Mon inspectrice d’alors a pu en placer une en métropole et l’autre ici. Elle m’avait demandé assistance pour aller chercher les 3 chiennes car l’amant de la propriétaire s’était montré très agressif avec elle. J’ai mis du temps à comprendre ce qui se passait pour Tidetz ( en Kabyle cela signifie la vérité). Toutes les fois que j’ai recueilli de tels chiens faméliques leur premier réflexe était de se jeter sur toute nourriture proposée. Tidetz, elle avait peur de la nourriture, elle n’osait pas y toucher, elle mangeait  une petite bouchée et se sauvait, terrorisée. J’ai observé qu’elle tenait sa queue rentrée, même quand elle faisait des fêtes, ce qui n’est pas le cas d’ordinaire, la queue en panache et les battements de queue sont un langage chez le chien : cela signifie «  I am happy ». J’ai voulu l’examiner voir si elle n’avait rien de cassé ou des plaies. Elle ne supportait pas qu’on touche sa queue. Un jour j’ai pu la soulever et oh ! horreur, à la place d’un anus normal j’ai vu un trou béant. On l’affamait pour pouvoir la sodomiser régulièrement   sans avoir à supporter d’avoir des matières fécales sur le pénis .Je m’en voulais tellement de n’avoir pas pensé à cela car nul doute sa mère et sa sœur avaient subit les mêmes outrages. Elles étaient aussi faméliques.  Apparemment  elles avaient plus de problèmes de comportement que Tidetz. C’était des bêtes terrorisées surtout la mère par tout : aboiements de chiens, bruit de voiture. Tidetz n’avait pas encore 1 an quand elle est venue dans ma maison-refuge. Elle n’a gardé  aucune séquelle psychologique ni physique. Elle force mon admiration tant elle est pleine de joie de vivre et gentille.  Comme quoi il en est de même pour les animaux et les humains, à traumatisme égal, les conséquences sont différentes. Certains font le mal par identification à l’agresseur, par vengeance ils reproduisent ce qu’ils ont subi voire pire. C’est le cas des sérials killer. On retrouve de sévères maltraitances dans l’enfance et /ou l’adolescence. D’autres pensent et veulent oublier (comme si le cerveau n’était pas un vrai disque dur) et se vengent sans le vouloir et le savoir sur les personnes affectives du présent.  On  castre symboliquement ou pas tout ce qui porte sexe mâle ou alors on trouve des misogynes pathologiques, des destructeurs de femmes et de la féminité, ils ne pensent qu’à les salir, les détruire, les anéantir. Une infime partie milite  et aide les victimes bref positive le trauma et le sublime. Je crois que Tidetz est un peu comme cela elle aime jouer avec les petit abandonnés que l’on recueille et avec  la quirièle de chats. C’est une grosse mémère maintenant mais elle est très délicate dans ses jeux elle n’est jamais brusque ni agressive. Je la revois quand nous sommes allées les chercher elles avaient 20 mètres de chaine en fer autour du cou  chacune ( les grosses chaînes pour attacher les bœufs) elles pouvaient à peine se soulever et  bouger. Quand le vétérinaire a voulu lui faire une prise de sang pour vérifier si elle avait la filariose il n’a jamais pu, la pression sanguine était tellement  faible qu’il n’a pas pu avoir 3 gouttes dans la seringue.  

Je voulais vous parler d’elle car je dois rendre hommage à son courage, à sa bonté et sa dignité, à son élan vital. C’est un  honneur pour moi de l’avoir à mes côtés. C’est tellement pénible les humains victimes sans arrêt de tout et de tout le monde, la  jérémiade et la pleurnicherie en bandoulière, agressant tout ce qui tient debout seul, tout ce qui est beau, fort et noble. Ma Tidetz elle, vit chaque heure, chaque jour pleinement et elle fait de ces temps-là une fête et un immense merci à nous les humains qui le méritons pourtant si peu tant nous sommes les supermans des destructeurs de la nature et des différentes espèces ! Bref du vivant. Peu d’associations osent aborder cette cruauté-là faites aux animaux. Certainement pare ce que ne possédant pas assez d’informations sur ces perversions. Sachez pour votre gouverne que la sodomie de chats est fréquente : mort assurée. Encore une fois c’est par dressage sous la torture que de tels comportements sont possibles. Mais que deviennent ces animaux sur le plan psychologique à commettre de tels actes anti nature. Quand on voit comment des animaux élevés en captivité ne peuvent même pas se reproduire : ils ne possèdent pas les codes d’ordinaire appris par leurs congénères. L’accouplement chez les animaux ne peut se faire sans la possession d’un territoire : nid, terrier, territoire délimité par l’urine du mâle  (comme des poteaux indiquant interdiction de passer encore moins de séjourner) ensuite il doit attirer la femelle de son choix, elle doit également le choisir c’est ce qu’on appelle la parade nuptiale (chant pour les oiseaux, brame, rugissements  de toute sorte). Le mâle doit montrer à la femelle qu’il est plus fort que les autres : les oiseaux ont les plumes à vives couleurs, le paon fait la roue, d’autres hérissent le poil, certains lézards et batraciens gonflent un fanon (sorte de goitre sous le cou) etc… Les combats entre mâles font partie de la séduction, le but n’est pas la mise à mort mais prouver à la femelle qui est le plus fort car le plus fort aura la meilleure semence, ce qui assurera la survie de l’espèce. Certaines espèces sont monogames à vie, d’autres, comme les chiens, les chats et autres prennent plusieurs partenaires pour assurer la survie du maximum de petits : en effet si un mâle est malade, affaibli et donc que sa semence n’est pas fertile un seul petit de la portée ne sera pas viable.  Je voulais ajouter quelque chose d’important, lorsqu’un animal chevauche un autre mimant l’accouplement il n’est ni homosexuel ni dépravé c’est  un signe de dominance, cela signifie : je suis le plus fort : je suis le mâle ou la femelle dominante. Toute société animale est hiérarchisée il y a le chef du troupeau (qui peut être une femelle d’ailleurs dans certaines espèces) il a pour tâche la protection de son clan et éviter tout intrus pour assurer la reproduction de la lignée. Mais les places sont sans cesse remises en question par les jeunes mâles et femelles célibataires qui postulent pour la place de chef. Cette simulation d’accouplement peut éviter le combat si l’autre se soumet tout de suite. Alors voyez comment s’accoupler avec un orifice humain ne représente plus rien pour ce pauvre animal. Ce n’est pas sa vie, ce ne sont pas ses gènes, ses chromosomes. C’est une forme d’assassinat, pour moi, de la création, on considère femmes (dans le trafic sexuel) enfants (dans la pédophilie) animaux (dans la zoophilie) comme un bout de viande tout juste bon pour les  quelques minutes de plaisir d’un humain totalement inutile pour la survie de l’humanité. Et ne vous imaginez pas qu’un tel combat ne m’a pas coûté très cher ! Peu m’importe !

Marie-Aude ABANE

                                                                

 Le desespoir de Tidetz

Le désepoir de Tidetz

Tidetz triste                                l'extrême maigreur de la soeur de Tidetz                                            

                    Tidetz triste                                                               L'extrême maigreur de la soeur de Tidetz

la maman enchaînée                                       Tidetz enchaînée

        La maman de Tidetz enchaînée                                                                 Tidetz enchaînée

Telles ont étées les conditions de vie ignobles de ces pauvres bêtes

   Article mis en ligne le 21 Novembre 2014                                     
                            

Réflexion sur la Protection animale

 

Pour ses 80 ans Brigitte Bardot dans l’info-journal de sa fondation , écrivait ceci dans son édito : «  s’il vous est impossible d’adopter un animal, alors je vais vous demander un petit effort, pas grand-chose mais d’une grande importance pour moi, réduisez votre consommation de viande, au lieu d’en manger tous les jours, à tous les repas, n’en mangez qu’une ou deux fois par semaine, c’est bien suffisant et moins astreignant que d’arrêter de fumer ou de boire un petit coup ! Et puis ça me rendrait tellement heureuse de penser que, grâce à vous, se réduirait petit à petit le nombre d’animaux innocents et si impuissants qui sont traînés malgré eux aux abattoirs subissant par milliers quotidiennement les affres effroyables d’une mise à mort à la chaîne, qu’ils n’ont en aucun cas mérité. Alors pour eux un grand merci pour cet effort minime que je vous supplie de m’accorder. » Je dois dire que ces propos m’ont interpellée à plusieurs titres.

Tout d’abord je me suis demandée si la protection animale avait le droit de s’immiscer dans les besoins alimentaires des hommes ? Certains humains sont plus carnassiers que d’autres, ils ont besoin de viande et de cet apport en protéines. D’autres sont plus «  herbivores » : salade, petits légumes craquants, fruits juteux, voilà de quoi ils se délectent ! Les humains  sont omnivores comme beaucoup de singes, les rats et nos toutous domestiques qui finissent par l’être si on leur donne les restes de nos petits plats.

 La question ensuite que je me suis posée est comment Mme BARDOT pourra- t-elle  vérifier que son vœu a été exaucé ? On peut intervenir pour éviter que dans  certaines régions les hommes mangent de la viande de brousse par exemple. Prenons le cas des gorilles des plaines au Cameroun, il en reste 500. Il est évident que s’ils continuent à être tués pour être mangés, l’espèce va disparaître.

Actuellement  avec le virus Ebola une grande campagne est menée en Afrique car on ne sait pas comment se transmet le virus. Il serait possible qu’il se transmette par la consommation de la viande de brousse. Ouf ! Merci pour les singes et les antilopes.

 La protection animale est concernée par le port de la fourrure  car il y a maltraitance : les animaux sont pendus par les pattes pour qu’ils meurent à petit feu. Il paraîtrait que cela rend la fourrure plus belle, en effet les poils sont plus hérissés. Et pour cause la souffrance de ces animaux est indicible : la peur, le froid, la faim : le poil peut être hérissé, il le serait à moins.

La protection animale est concernée par l’utilisation des animaux à titre de loisirs : les combats, les mises à mort dans l’arène : l’animal n’a aucune chance d’échapper à la mort, sans parler des blessures volontairement infligées pour affaiblir la bête ; les cirques : cages exigües, conditions de transport à l’aveugle, le dressage souvent effectué par la douleur. Les animaux sont privés d’herbe, d’arbres, de marche, de leur vie en troupeaux, bref, ils n’ont pas de vie. Comme dans certains zoos où ils ne connaissent que le béton sous leurs pattes. On est très loin des parcs animaliers en Australie, en Afrique, en Afrique du Sud , au Costa Rica, au Brésil où les animaux ont leurs territoires car ces parcs s’étendent sur des milliers d’hectares. Les guépards peuvent courir et chasser, les éléphants peuvent marcher des kilomètres  pour chercher de l’eau, prendre des bains de boue, ce qu’ils adorent, jouer dans l’eau entre eux ce qui resserre les liens sociaux du groupe, les singes sautent d’arbres en arbres.  

Et j’en arrive au pire : les animaux pour la recherche scientifique, alors qu’il existe des méthodes substitutives bien plus efficaces. J’ai toujours douté du résultat de ces études car on ne tient jamais compte des facteurs psychologiques. La peur, le stress de l’animal  qui peuvent engendrer des facteurs dépressifs voire suicidaires car pourquoi  se battre pour vivre quand on vit dans des laboratoires dans des cages d’un mètre sur deux éclairées au néon, qu’on ne voit ni le soleil, ni le jour, qu’on ne sent pas le vent et la pluie quand on n’a pas de vie avec ses congénères alors qu’on est programmé génétiquement pour vivre en société et en plein air  et avec de l’affectif entre les membres du groupe c’est-à-dire une vie où :

* les pulsions agressives peuvent être libérées : la place du chef qui se mérite à coups de griffes, de pattes et de dents, les combats pour conserver sa place dans la hiérarchie.

* Les pulsions sexuelles sont également libérées, sans compter tous les comportements d’affection, de tendresse : l’épouillage, les jeux, le contact peau à peau.

* Les besoins d’activité comme sauter dans les branches, courir, se baigner, aller chercher ses fruits ou ses feuilles préférées et les plantes pour se soigner.

Une vie de peur du matin au soir, de stress, de souffrance pourquoi se battre contre la maladie qui a été volontairement inoculée ? Les scientifiques savent qu’avec les gorilles il y a 97% de patrimoine génétique  commun avec les humains, 98 à 99% avec les chimpanzés. Alors si les médecins savent que les facteurs psychologiques sont à l’origine des guérisons miraculeuses comme le danseur étoile Patrick DUPONT qui devait être amputé d’une jambe après un grave accident et qui danse à nouveau ; les athlètes des jeux paralympiques et cet homme qui traverse les océans sans bras et sans jambes ! Pourquoi avec Ebola certains guérissent et d’autres pas ? Pourquoi certains humains sont sortis vivants des épidémies de peste, de choléra ? Pourquoi certains survivent à des cancers qui les avaient condamnés à mort ? Tout cela est dû à cet élan vital, au courage, à la volonté de se battre et à une personnalité forte. Alors pourquoi se fier à des résultats scientifiques obtenus dans des conditions où la mort serait plus acceptable et plus douce que la vie que l’on subit.

Oui, tout ceci concerne la protection animale mais la tranche de jambon que l’on donne aux enfants, le morceau de saucisson que l’on partage en faisant les vendanges, les traditions culinaires, la dinde de Thanksgiving, l’oie du réveillon, l’agneau pascal et j’en passe !!!! Non.

Cette prise de position nuit à la protection animale car sous couvert d’aimer les animaux on ne peut pas se transformer en tyran et décider de la vie  et des goûts des gens. Notre seul combat valable est d’exiger des conditions d’abattage humaines et non traumatisantes. Les animaux abattus pour la viande Halal  et Casher sont plus traumatisés que ceux abattus en occident nous dit-on ? Quand on voit les photos de leurs conditions  d’abattage : on a une lame qui leur coupe le cou de 40 cm de long et pour la largeur la lame fait 20cm d’un côté et 15 de l’autre coupant les 2 jugulaires et la carotide en même temps. Il doit  falloir une à deux minutes pour que l’animal se vide de son sang.  Je dis oui pour contraindre les abattoirs de n’importe quel culte et pays que ce soit, à avoir des conditions non traumatisantes d’abattage. Oui en France ils sont estourbis avant d’être abattus. Mais les cinquante qui suivent en file indienne entendent le bruit de l’arme la peur du mourant, ses cris.  Car une bête qui entend l’animal qui est devant elle hurler car elle va mourir est déjà en état de panique d’affolement et de souffrance. Car elle sait que ça va être son tour. Dans toute société animale il y a des cris spéciaux pour prévenir du danger de mort. Certains cris sont spécifiques pour prévenir du danger venu du ciel (avions, arbres rapaces) et d’autres pour prévenir du danger des prédateurs au sol. Certaines espèces ont des cris pour prévenir des prédateurs humains ou des fauves serpents etc… Le langage animal peut être très précis.    

L’autre question que je me pose à propos de ces souhaits d’anniversaire c’est leur faisabilité dans le concret, le réel, le plan économique par exemple. Dans un pays exsangue où le taux de chômage explose, si les habitants cessent de manger de la viande, il faut mettre au chômage les éleveurs, les agriculteurs (ils fournissent le fourrage) les bouchers, charcutiers, les transporteurs les chefs de rayons dans les grandes surfaces et ceux qui conditionnent ces produits, les restaurateurs qui ont des spécialités à base de viande.  Allez dire à tous ces gens qu’ils vont être au chômage parce que nous on aime les animaux et qu’eux ils sont les méchants, c’est donc normal qu’ils soient punis parce que eux ils ne les aiment pas, puisque la viande est leur moyen de subsistance. Impossible me direz-vous, c’est ce que je pense aussi !!! Et ce n’est pas en agissant comme cela que l’on peut sensibiliser les gens à la souffrance animale et avoir des bénévoles qui consacrent temps et argent pour ce faire.

Et que fait-on de la chaîne alimentaire, de la loi de la jungle, du code génétique : le prédateur et la proie. Les grands fauves, les serpents, les crocodiles mangeront toujours des herbivores ou de petits mammifères. Les oiseaux se nourriront toujours  d’insectes, de vers de terre ou de poissons. Dans les parcs animaliers et grands zoos ils ont tous des programmes de reproduction pour les espèces menacées d’extinction, ils échangent les animaux pour assurer le bon renouvellement du patrimoine génétique. Ils euthanasient rats, lapins, chèvres, sangliers pour nourrir les serpents, les rapaces, les crocodiles et autres. Les grands fauves sont nourris avec des quartiers de bœuf. Je ne crois pas que ces animaux accepteront tous d’honorer le souhait de Mme BARDOT pour ses 80 printemps et de lui faire ce plaisir : comme grignoter des feuilles d’acacias et leurs piquants ou quelques racines en regardant le soleil se coucher sur la savane. La nature est ainsi, on a mal pour la petite antilope terrassée et mordue par un fauve, je ne supporte pas de voir cela non plus mais je sais que c’est ainsi que les choses doivent se faire, c’est la loi de la création et contre cela on ne peut rien !

Je pense sincèrement que l’on peut et aimer les animaux et les protéger avec amour et sincérité et se régaler d’un bon poulet rôti ou d’une entrecôte.

 

Marie-Aude ABANE   

                                                                                        

                                                                

                                           

  

                                           
                       

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